Entreprendre dans la Nièvre #3 – Automne 2026

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Édito

Parmi toutes les désolations du monde, l’IA serait-elle la dernière ? Certains l’annoncent. Elle signerait la fin de notre humanité. Une désolation bien différente du réchauffement climatique ou des virus, car celle-ci est notre propre monstre : née de notre technologie, de notre course aveugle au progrès. Nous la développons tout en nous mettant nous-mêmes en garde contre elle. Mais pendant que certains apprentis sorciers s’amusent à en faire une menace à laquelle ils répondront par des antidotes vendus chers… très chers… d’autres, à l’échelle humaine, à l’échelle de nos territoires, en font un véritable outil d’opportunité. 

Aujourd’hui, la Nièvre la remet à sa place.

À Chitry-les-Mines, Sophie Mulot s’en sert pour repenser les RH de nos PME, avec dialogue social et esprit critique.


À Varennes-Vauzelles, Pascal Arbault et ses 20 salariés de Davi prouvent qu’on peut fabriquer une IA éthique et souveraine : celle qui a équipé les JO et qui traduit aujourd’hui en langue des signes. Au Campus CCI, Valérie Delmotte et Corinne Préault forment non pas à cliquer, mais à garder le contrôle. Et partout, des pépites discrètes : Andrea Paoletti, assureur à Nevers, qui s’est codé son CRM à 250€ par mois. Alexis Lapouille qui couple IA et soufflerie au Technopôle de Magny-Cours. Arthur Wagner à Cercy-la-Tour, devenu leader mondial du tri des pneus avec Regom. Jean-Michel Schmitt à l’Inkub, qui évite les pannes de TER grâce à l’IA prédictive. Et nous avons même avec le projet ENAIBLER, des élus engagés pour que l’IA signe le retour de la pensée. 

Conclusion : le monstre est à San Francisco. Chez nous, on en a fait un outil.

Antoine Gavory
antoine@proscriptum.fr