SOS Infocom : Une offre de communication dédiée aux petites communes.
SOS Infocom est née d’un parcours journalistique et associatif atypique. À l’origine, rien ne destinait ses deux fondateurs, Emmanuel Coulombeix et Denis Richard, à structurer une offre de communication dédiée aux collectivités et aux structures locales. Pourtant, c’est bien ce besoin du terrain qui a façonné leur projet.

Tout commence en 2003, à Angoulême. Emmanuel Coulombeix, se retrouve alors au chômage après plusieurs expériences de pigiste et de contrats dans la presse locale : « J’ai alors l’idée, parce que j’ai une demande de support média, de créer une association. À l’époque c’était avec ma sœur, et le média s’appelait Tendance Mag. » Tendance Mag devient alors un laboratoire d’expérimentation journalistique : shootings photos, reportages, interviews… un peu ce que je fais aujourd’hui. Un laboratoire qui va le convaincre d’entrer à l’IPJ Paris (Institut Pratique du Journalisme) et d’en sortir diplômé : « Ensuite j’ai eu du boulot, et l’association est restée un peu en sommeil pendant des années. » C’est en 2024 qu’Emmanuel Coulombeix et Denis Richard, ancien élu local et webmaster institutionnel, collègues de travail décident de relancer la structure : « On s’est interrogés sur nos carrières professionnelles et on a voulu relancer Tendance Mag en se diversifiant dans la communication publique »
Un service de communication externalisé pour les collectivités
Tendance Mag devient alors SOS Infocom, une structure associative destinée à accompagner les collectivités, associations ou petites entreprises qui n’ont ni les moyens ni les compétences internes pour gérer leur communication. Bulletin municipal, site internet, flyer, animation des réseaux sociaux, conseil, formation des agents et des élus et même impression : « Les exécutifs viennent d’être installés. Il leur faut du temps pour évaluer leurs besoins en communication. Ce que nous proposons, c’est d’être aussi un partenaire conseil et stratégie. Une sorte de service délégué. » conclut Emmanuel Coulombeix.
Des petites mairies sous pression administrative
Cette montée en complexité des besoins en communication locale s’inscrit dans un contexte plus large de fragilisation des petites collectivités. Les mairies font face à une forte tension sur le recrutement des secrétaires de mairie, un métier central mais en pénurie, avec un tiers des départs à la retraite attendus d’ici 2030 selon l’Association des maires ruraux de France, voire jusqu’à 72 % dans certains rapports. Dans de nombreuses communes rurales, ces agents assurent souvent seuls l’ensemble des missions administratives. S’ajoute à cela la complexité et la lourdeur administratives, identifiées comme le premier facteur de stress des élus locaux.
