Ferronnerie d’art : Atelier François Pouenat (AFP), l’excellence nivernaise comme signature mondiale…
À Varennes-Vauzelles, dans une zone d’activités tout ce qu’il y a de plus banale, se cache une véritable « pépite » du prestige et de l’excellence à la française. L’Atelier François Pouenat (AFP) réalise, en pièces uniques et parfois monumentales, des créations pour les clients esthètes et exigeants de la très riche société mondiale.
— par Emmanuel Coulombeix —

Monaco, Londres, Paris, Doha, New York… Les clients de François Pouenat et de son équipe, dont l’atelier est installé à Varennes-Vauzelles depuis 2007, sont cosmopolites et fortunés. Qu’il s’agisse de particuliers ou de groupes économiques, ils font partie de la haute société mondiale et exigent des standards esthétiques très élevés pour leurs propriétés de prestige. De la pièce unique sur-mesure à la petite série, l’entreprise nivernaise répond à toutes les demandes grâce à son savoir-faire en ferronnerie. Le terme ferronnerie d’art conviendrait encore mieux, tant le niveau d’excellence est élevé, mais il resterait en deçà de la réalité. Labellisé Entreprise du patrimoine vivant (EPV) par l’État, l’Atelier François Pouenat fait rayonner l’art du métal sous toutes ses formes à travers le monde : escaliers, vitrines, mobilier décoratif, grilles monumentales, objets usuels «upgradés»… les débouchés semblent infinis.
Compagnon du Devoir et du Tour de France
Cinquième génération de ferronniers et lui-même Compagnon du Devoir et du Tour de France, François Pouenat et sa trentaine de collaborateurs travaillent le métal « mais de manière artistique », précise-t-il : « Le geste est important. Et précis. Il s’agit de couper, marteler, forger un matériau dur, froid, coupant, généralement laid, pas comme le bois qui est chaud et plus vivant. » Outre une technique manuelle de haut vol, l’atelier combine tradition et innovation en intégrant le numérique dans certaines réalisations : usinage, roulage et pliage assistés par ordinateur « permettent de savoir utiliser les outils et progrès qu’on nous apporte », tout en respectant l’exigence artisanale. AFP reste ainsi résolument ancré dans les traditions du métier, tout en étant à la pointe de la modernité. Évidemment, à condition de savoir y mettre le prix, un sujet que le chef d’entreprise préfère garder discret. Son travail est reconnu à l’international : « Nous réalisons du sur-mesure pour de grands cabinets d’architecture d’intérieur ou des agences de design à Paris, New York et au Moyen-Orient, mais aussi pour des particuliers et des entreprises qui viennent ou reviennent vers nous directement», explique François Pouenat. Pour lui, « l’avenir de nos métiers, c’est l’export ». AFP fait partie depuis quelques années d’un collectif français de 15 ateliers à forte notoriété cherchant à se développer à l’international. « Depuis deux ans, nous développons un show-room à New York pour le marché américain, qui apprécie le savoir-faire français», souligne-t-il, malgré les incertitudes liées aux droits de douane et au contexte géopolitique.
« Un projet sur-mesure, c’est toujours une histoire avec un client : c’est ce qui rend la chose intéressante », conclut le patron nivernais.
